J’ai découvert Crested Butte au printemps 2000, et j’ai eu l’occasion d’y séjourner à plusieurs reprises cette année la. D’abord observateur (et observé, vous pensez, un français !) de cette curieuse petite ville, puis visiteur habitué, j’ai gardé le même plaisir à remonter la grand-rue et ses façades en bois patinées par le temps (Elk Street) en répondant poliment aux salutations cordiales. Elk Street a gardé le même tracé qu’autrefois, et l’esprit de communauté initial est toujours le trait d’union de ces 1500 habitants. Accoudé au comptoir de l’Idle Spur, en buvant une Red lady ou une White Buffalo, je prenais le temps de lire les dernières humeurs de la communauté dans l’un de ses nombreux journaux, (le Crested Butte News, le Crested Butte Chronicle, le CB weekly,). A la fin de la journée, l’appétit toujours ouvert par l’altitude, il me fallait choisir parmi l’un des nombreux restaurants, entre la pièce de bison et le saumon au court bouillon, la saucisse bavaroise ou la fondue savoyarde. Au fond de la petite salle du Soupçon, Bob Fagan, une fois délivré du choix cornélien des vins, racontait ses souvenirs anciens du Colorado (et de San Ambroggio, parfois...).
Et puis, il y avait les week ends. Apres avoir perdu un stock de balles sur le golf le plus haut des Etats Unis, j'envisageais des activités plus distractives. (La différence de portance des balles avec l’altitude fut de nature à bouleverser mon jeu, et le premier qui en doute se prend un driver 3 sur le joypad), N’ayant aucune disposition, pour la pêche à la mouche, j’étais prêt à m’orienter vers la sieste en hamac. Mais à la suite d’un dîner fort convivial au ranch de Tina j’acceptais fort volontiers l’invitation du lendemain et c’est ainsi que je me retrouvais à brosser un mustang au caractère ombrageux, un samedi matin frais et ensoleillé. Ce fut le début d’une série de promenades magnifiques dans un paysage vierge et immense, domaine des orignaux, de vastes forets, des restes d’anciennes cabines de mineurs, témoins d’une époque révolue, le silence des 4 chevaux, le Moet et Chandon chaud et secoué que l’on débouche au pied de la vieille mine, et qu’importe le vin, pourvu qu’on ait l’ivresse !
A 3000 mètres d'altitude, dans un coin perdu du Colorado, au milieu des Montagnes Rocheuses, se dresse un massif montagneux tranchant comme une arrête. A la fin du siècle dernier, des pionniers aventureux posèrent armes et bagages au pied de ce massif et s'installèrent à la recherche de l'or dans la forêt environnante. En 1870, l’activité minière s'orienta vers le charbon, activité plus lucrative. Les premiers habitants de ce camp de mineurs fondèrent une première communauté en 1880. Crested Butte était né. L'appauvrissement des mines entraîna hélas la désertion, et Crested Butte frôla le statut de ville fantôme, avant d’être sauvée de l’oubli par l'essor de l'or blanc, le ski.
Le site officiel de Crested Butte, des infos générales, locales, la vie de la communauté, son forum, les pages perso de ses habitants!Ca serait sympa des sites comme ca dans nos communes!
La presse quotidienne de Crested Butte, sur papier, et on line.
(rappel: population: 1500 habitants....)