Le début d'une longue histoire pour Colomb marqua le début de la fin pour les Tainos. Le débarquement des premiers "touristes" (mercenaires, exploitants, cultivateurs, prêtres, chercheurs d'or...), les prélèvements obligatoires, la christianisation forcée, l'abus de bien social, moral et culturel, tous les "symboles" d'une culture importée effacèrent définitivement toute trace de la civilisation Tainos. De plus d'un million en 1492, ils n'étaient plus que 500 en 1548. Ayant réduit la main d’œuvre locale à sa plus simple expression, il fut nécessaire de maintenir la productivité par l'importation! Aruba, île voisine fit la première les frais de cette curieuse politique de vases communicants. Initié depuis près de 50 ans pour l'exploitation de la canne à sucre, l'esclavage en provenance d'Afrique fut exclusivement employé pour assurer "un repeuplement à la chaîne (sic)" de l’île à partir de 1520.
Le plus court chemin pour la langouste
Ecole vers Quisqueya
Un peu d'histoire à ma façon...
Avant l'arrivée de Christophe Colomb, les Tainos, seuls habitants de cette île des Caraïbes se portaient comme des charmes et jouissaient pacifiquement des beautés et du confort local..
Le dénommé Colombo, natif de Gênes, de Calvi ou d'ailleurs selon les versions, avide d'utiliser ses congés payés aux bons frais de la reine d'Espagne, décida d'aller prendre l'air, et opta pour une croisière tout compris dans les mers chaudes et ensoleillées. C'est ainsi qu'il posa un premier pied cinégénique et théâtral sur une plage de sable blanc sur laquelle ne flottait pas encore une armée de parasols. Nous étions en 1492....
Christophe Colomb parti ailleurs, Hispaniola ne tarda pas à attirer les convoitises. Catholiques (première cathédrale du nouveau monde) espagnoles, bien sur, mais aussi françaises, et anglaises( Francis Drake) Au terme d'aventures navales ou commerciales, compliquées et répétitives, les Français se stabilisèrent enfin à l'Est, (1697) cultivèrent l'esclavage d'abord, puis les Duvalier ensuite. Les Espagnols campant de leur coté sur les territoires de l'Ouest, se développant à partir de leur berceau historique, Saint Domingue. Depuis, Haïti n'intéresse plus grand monde et s'enfonce dans la misère et le chaos, et la république Dominicaine reçoit chaque semaine sa cargaison d'envahisseurs en bermudas et coups de soleils, déversés par charters entiers, religieusement, une fois par semaine..
Que la beauté des plages, la gentillesse et le sourire dominicain ne vous fasse oublier la jeunesse désœuvrée, au chômage, à l'écart des ruches pour touristes, qui noie son ennui dans du mauvais rhum, la misère des Haïtiens, venus récolter la canne à sucre pour des clopinettes, (on est toujours l'immigré de quelqu'un), et pire encore, l'arrivée d'une nouvelle clientèle européenne sordide qui fuit une Thaïlande devenue pénalement contraignante pour venir profiter d'une nouvelle de tourisme, dit sexuel, bâti sur la misère, la pauvreté et le manque d'espoir.